Dans le trafic marchandises aussi,
il existe un service de dépannage. Les hommes des équipes mobiles de CFF Cargo réparent sur place les
dommage subis par les locomotives et les wagons de marchandises. Sur la brèche jour et nuit, ils assurent
ainsi la ponctualité des livraisons et la sécurité des transports.
Lundi
matin, 4h00, à la nuit noire. Chez Franz Studer, membre d’une équipe mobile de la Maintenance du matériel
roulant de CFF Cargo rattachée à Olten, le téléphone sonne. Le chef d’une équipe de triage signale une
panne dans le système électronique d’une locomotive de manœuvre. Les wagons chargés de produits frais
se trouvent totalement immobilisés sur la voie. Et le temps presse: les marchandises sont attendues
à cinq heures pile à l’entrepôt d’un gros client.
Vingt
minutes plus tard, Franz Studer se retrouve sur place en compagnie d’un collègue. Avec le véhicule de
service de l’équipe mobile, il se rend directement auprès de la locomotive. En professionnel, il diagnostique
immédiatement la cause de la panne: le démarreur ne fonctionne plus et l’indicateur de niveau d’eau
est, lui aussi, tombé en rade. Franz va rapidement chercher dans le véhicule de service les outils et
le matériel nécessaire à la réparation. Quelque temps après, la locomotive fonctionne de nouveau: le
train arrivera à l’heure dite à l’entrepôt du client. Réparations
sur place Pour pouvoir réparer sur place les pannes ou les dommages
subis par les
locomotives et les wagons de marchandises, CFF Cargo a tissé un réseau national de services de réparation,
baptisés équipes mobiles. Dotées de véhicules de service entièrement équipés, ces équipes sont réparties
dans neuf villes de Suisse et interviennent depuis Lausanne, Bâle, Olten, Bienne, Zurich, Rorschach,
Brigue, Bellinzona et Lugano. Les ateliers volants de CFF Cargo sont comparables aux services de dépannage
des voitures ou à ceux du TCS ou de l’ADAC. Max Roth, chef de l’équipe mobile d’Olten commente: «Dans
notre travail, le principal avantage réside dans le fait que les locomotives et les wagons de marchandises,
mais aussi les véhicules de construction des infrastructures, ne doivent pas être remorqués jusqu’à
des ateliers de réparation éloignés.» «On a toujours fait
des réparations en extérieur, précise Max Roth. Avant, nos collègues prenaient leur caisse à outils
et sautaient dans le premier train qui les rapprochait le plus possible du lieu de la panne.» Ensuite,
ils devaient s’y rendre à pied, en longeant les voies. Si les cheminots ont toujours réparé sur place,
leurs déplacements en train de voyageurs et leurs marches forcées retardaient leurs interventions et
ne leur permettaient pas d’emporter avec eux un outillage aussi complet qu’aujourd’hui. C’est
la raison pour laquelle les véhicules de service sont apparus dans les années 80. Equipés de tous les
outils et les pièces de rechange nécessaires, ces véhicules permettent de rejoindre très rapidement
le lieu des interventions. Depuis le 1er juillet 2001, ces ateliers volants baptisés «équipes mobiles»
sont systématiquement développés et perfectionnés. Les réparations rapides peu- vent être directement
effectuées sur la voie principale, mais pour ne pas bloquer le trafic, les trains en panne sont conduits
jusqu’à la prochaine coursive de maintenance (refuge couvert pour les locomotives). Des
véhicules de service équipés de grues de levage Prochainement, les
véhicules de
service seront même équipés de grues de levage, ce qui leur permettra d’effectuer encore plus de réparation
sur le terrain. Max Roth s’en réjouit: «Avec ces grues, il nous sera enfin possible de soulever le capot
du moteur des locomotives de manœuvre et de réparer directement leur moteur.» En outre, elles permettront
de soulever et de mettre en place les grosses pièces de rechange… et de préserver les colonnes vertébrales
de leurs manipulateurs. Si un train subit de gros dommages provoqués, par exemple, par une prise en
écharpe, il sera remorqué jusqu’au prochain atelier de maintenance. En cas de déraillement, les collègues
de l’Infrastructure apporteront leur concours en redressant les wagons sur les rails grâce à des engins
de pose de voies. Mais la plupart du temps, tout peut être remis en service sur place. Les pannes les
plus fréquemment signalées sont des pannes électriques, comme les problèmes de démarreur ou de batterie.
«Toutefois, il nous arrive aussi de devoir scier des grumes qui n’ont pas été correctement chargées
ou qui dépassent», précise Rolf Hässig, de l’équipe mobile de Zurich. «Nous
sommes joignables à toute heure du jour et de la nuit. Les véhicules de service sont garés juste devant
la porte de nos coéquipiers. Comme ça, nous sommes encore plus rapides à nous rendre sur le lieu de
l’intervention.» Le professionnalisme des équipes mobiles repose sur une infrastructure de pointe et
des spécialistes hautement qualifiés. Max Roth est fier de son équipe: «Nos collaborateurs sont absolument
polyvalents et doivent tout connaître de la pneumatique, de l’hydraulique, de la mécanique, de l’électronique
et des techniques les plus diverses.» Une
économie pour CFF Cargo, comme pour ses clients Le système des ateliers
volants
a donc fait ses preuves. Les dépenses onéreuses et improductives des remorquages jusqu’aux ateliers
de maintenance ne sont plus nécessaires. Les équipes mobiles profitent donc non seulement à leurs collègues,
mais aussi aux clients. Plus CFF Cargo investira dans l’infrastructure et la formation des équipes mobiles,
plus l’efficacité des réparations sur le terrain sera grande. Et les clients, quant à eux, bénéficieront
d’un service de transport plus rapide et plus sûr. |
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